Un mouvement brusque et involontaire.

Un mouvement brusque et involontaire.

©Adobe Stock - Alexey Fedorenko

Relativement fréquents, les tics peuvent apparaître chez l’enfant vers l’âge de 5 ans. Ces Troubles Involontaires Compulsifs peuvent amener les petits à froncer les sourcils, se racler la gorge, renifler ou encore balbutier de façon récurrente. Voici quelques pistes pour mieux comprendre les tics et aborder le thème avec vos enfants.

Reconnaître un tic

Les tics sont des mouvements intempestifs, brusques et répétitifs. Ils peuvent mobiliser une partie du corps, comme le sourcil, le nez, la tête ou les épaules, ou s’effectuer au niveau du langage. L’enfant peut alors balbutier ou répéter les paroles de son interlocuteur. Ces mouvements cessent néanmoins durant le sommeil et peuvent être contrôlés lors d’activités physiques. Mais d’où viennent-ils au juste ? Parfois liés à l’anxiété, les tics peuvent se manifester lors de changements de vie (déménagement, l’arrivée d’un bébé, le décès d’un proche, le passage à l’école primaire, etc.) ou d’un conflit advenu à l’école ou à la maison. Ils permettent alors de se décharger du stress par le langage corporel, l’enfant n’ayant pas pu exprimer son mal-être par les mots. Parfois, leur origine est inconnue.

Ces manifestations sont bien souvent transitoires. Dans la majorité des cas, elles disparaissent d’elles-mêmes et sont sans conséquences. Votre petit est-il concerné ? Ou est-ce que votre enfant connaît un camarade ayant des tics ? Ouvrez le dialogue. Les enfants qui traversent ces perturbations passagères ont besoin d’être apaisés, en se sentant compris et soutenus.

Être à l’écoute

 Faire preuve de bienveillance.

Faire preuve de bienveillance.

©iStock - filadendron

La réaction des parents joue un rôle primordial dans l’évolution des tics. Il ne faut surtout pas faire de remarques ironiques ou demander à l’enfant d’arrêter. Cela ne ferait qu’augmenter son anxiété. Les parents doivent se montrer bienveillants et être à l’écoute de leurs enfants pour tenter de découvrir l’origine de cette tension. Invitez-le à se confier, à s’exprimer sur ses sentiments, sans le juger. Proposez-lui des activités qui lui plaisent. Votre petit peut ainsi se changer les idées et évacuer le stress. Les exercices de relaxation sont aussi très efficaces. Instaurer des moments d’écoute et de détente est le remède idéal pour résorber les tics.

Consulter si besoin

Si les parents ne parviennent pas à identifier la cause des tics et que ces derniers nuisent à la vie sociale de l’enfant, il est conseillé de prendre rendez-vous chez le pédiatre. Ce dernier les orientera vers une prise en charge adaptée : thérapie comportementale, psychothérapie, psychomotricité, etc. Ces séances vont permettre à l’enfant de mettre des mots sur sa souffrance.

    

Bon Plan

Centre Médico-Psycho-Pédagogique (CMPP), Centre de Guidance Infanto-Juvénile (CGI) ou encore planning familial, plusieurs structures publiques peuvent proposer une prise en charge totalement gratuite.

Ecrit par

Valeria Lotti

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  • Comprendre

Si votre enfant peine à exprimer ses émotions, proposez-lui de les extérioriser à travers une activité artistique : dessin, peinture, etc.

Si votre enfant a besoin de se calmer (qu’il ait des tics ou non), permettez-lui d’utiliser une balle anti-stress. En manipulant celle-ci, votre enfant prête attention à sa respiration et s’apaise.